Les Marais du Vigueirat constituent un site majeur pour la conservation des oiseaux d’eau en Europe. Plus de 286 espèces d’oiseaux, soit plus de la moitié de l’avifaune française, ont été observées sur le domaine. Le site est d’importance internationale ou communautaire pour 15 espèces, avec en particulier plus de 25 000 oiseaux d’eau hivernants et migrateurs. Un total de 86 espèces se reproduisent sur le site, parmi lesquelles les neuf espèces de hérons d’Europe, la nette rousse (10% de la population française), une des uniques populations naturelles d’oie cendrée, et une importante colonie de guêpiers d’Europe.
Comment venir aux Marais du Vigueirat
coordonnées GPS
GPS voiture : latitude 43.5572870, longitude 4.7290022
GPS 43 32 08 N – 04 45 11 E
- Depuis Nîmes/Arles par l’autoroute A 54 : prendre la voie rapide direction Fos-sur-Mer, puis à 20 km d’Arles bifurquer à droite direction Mas-Thibert.
- Depuis Aix-en-Provence/Salon par l’autoroute A 54 : sortie ZI St-Martin de Crau (2e sortie après le péage de Saint-Martin de Crau), puis suivre direction Mas-Thibert (D 24).
- Depuis Marseille/Fos-sur Mer : prendre la direction Arles (N 568), et après la longue ligne droite de la traversée de la Crau, bifurquer à gauche sur Mas-Thibert.
À partir de Mas-Thibert, le circuit est fléché. Une piste de 2 km vous introduit dans l’antichambre des marais. Parking, accueil, boutique et sentiers de découverte libres d’accès vous attendent.
Fréquence grenouille 1er mars 2010
avec le réseau des Conservatoires d’espaces naturels Réserves naturelles de France
et la participation de Teuvage
Plus de 300 animations sur les réserves naturelles
et les sites des conservatoires d’espaces naturels
du 1er mars au 31 mai 2010.
Sur l’ensemble du territoire français (métropole et Outre-mer) : sorties guidées, diaporamas, animations pour enfants, chantiers de sauvetage de batraciens, constructions de crapauducs…
Les deux réseaux se mobilisent pour vous faire découvrir, aimer les zones humides et leurs habitants crapauds, grenouilles et tritons. Ces milieux trés riches assurent de nombreuses fonctions indispensables aux équilibres biologiques. L’homme en est souvent et directement bénéficiaire alors qu’il les a beaucoup dégradés.

Doucement la camargue se réveille,
elle va se mettre à chanter…
Voici déjà les premières couleurs, les premiers chants, les premiers élans annonçant l’arrivée prochaine du printemps. Bientôt s’épanouiront les nivéoles d’été, tapis blanc en hommage à la saison nouvelle.
Le marais sort tranquillement de l’hiver, les insectes se réveillent, tout premiers papillons et tout premières libellules. Bientôt les endormies des froidures – grenouilles rieuses et cistudes – sortiront de leur torpeur pour se chauffer au soleil. Les oies cendrées ne nous ont pas quittés de l’hiver et sont déjà sur les nids, tout comme les cigognes aujourd’hui en parade ; les luscinioles à moustache animent la roselière matinale, bientôt suivies par les panures à moustaches et les bouscarle au cri si percutant… Est-ce déjà la fin de la mauvaise saison ?

Outre les nombreux canards
Les migrateurs qui ont atteint le but de leur voyage sont déjà dans les premiers émois de la reproduction, nous offrant des spectacles chorégraphiques et sonores d’une rare intensité. L’effervescence est forte. Les romains avaient nommé ce temps du nom de Mars, leur dieu de la guerre.
C’est bien la reprise de la guerre après l’hiver, mais la guerre de l’amour !
Les parades nuptiales vont bon train, pleines de flamboiements de couleurs avec les flamants dont la danse est encore plus rose, les ibis, les cigognes et leurs claquements de bec, bécassines, vanneaux, tadornes… et les busards inconscients de leurs exploits acrobatiques en plein ciel. La sève fait tourner la tête, les mâles rivalisent, les partenaires s’enflamment, le marais est en transe !
Oui bientôt dans le calme des aurores, la roselière va se mettre à chanter le langage des panures et des martins-pêcheurs, des libellules et des grenouilles. Et le soir elle vibrera de l’inoubliable et puissant élan du butor étoilé… Bec et cou tendu vers le haut, ce héron suspendra et rythmera de son seul chant la vie des habitants de la roselière. Et les bourgeons s’ouvriront, les papillons feront la fête, lézards verts et rainettes s’en mêleront, les couples se formeront, tous seront là pour célébrer le rendez-vous printanier.

La camargue est belle.
L’écoute s’ouvrir à la vie, c’est commencer à l’aimer !
et aussi…
- PARCOURS LIBRE ET GRATUIT sur les sentiers tous les jours du lever au coucher du soleil
sentier des cabanes spécialement aménagé pour le ENFANTS et sentier de la Palunette : 3 km à parcourir en famille – 1 km accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite
- RANDONNÉE PÉDESTRE - 6 heures tous les dimanches et jours fériés, et les mercredis des vacances scolaires toutes zones
départ à 10h – repas tiré du sac – Sur réservation
Loin au cœur des marais, un circuit équipé d’observatoires et de tours panoramiques : les grands espaces de Camargue, sansouires, roselières, plans d’eau, pelouses sèches, canal, forêt riveraine, et tant d’oiseaux… en compagnie d’un guide naturaliste équipé d’une longue vue.
chaussures de marche, repas tiré du sac
14 € – ½ tarif enfants 6-17 ans
- SORTIE CREPUSCULAIRE - 2 heures tous les jeudis soirs
départ : horaire variable selon la saison, se renseigner à l’accueil 04 90 98 70 91
Sur réservation
S’enfoncer dans le marais à l’heure où les ombres s’allongent, au moment du regain d’activité des habitants du marais avant le calme de la nuit…
10 € adulte – ½ tarif enfants 6-17 ans
- VISITE GUIDÉE EN CALÈCHE – 2 heures les mercredis, dimanches et jours fériés (à partir du 7 février)
départ à 14h30 – Sur réservation
Venez découvrir le marais du haut de la calèche, venez partager la passion de Robert et Babeth pour la Camargue, sa faune et ses traditions.
14 € adulte – ½ tarif enfants 6-17 ans

r s’ouvrir à la vie, c’est commencer à l’aimer !
qui profitent des herbiers aquatiques, les vasières découvertes font la joie des barges à queue noire et des 1ers limicoles revenus d’Afrique. Alors de jour en jour sarcelles et canards qui ont décidé de ne pas se reproduire ici repartent déjà vers le nord. Oui, la migration a commencé pour certains, et d’ici peu la Camargue redeviendra la plateforme tournante entre sud et nord. Les nouveaux arrivés auront à peine le temps de croiser ceux qui, débarqués de la veille ou de l’avant-veille, s’envolent après une pause réparatrice.



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